Aki Shimazaki signe « Sémi » un roman sur Alzheimer

Après le très apprécié Suzuran, la romancière canadienne d’origine japonaise publie Sémi. Il s’agit du deuxième opus de son nouveau « cycle littéraire ». « Décalé », « plein d’humour », « surprenant », les qualificatifs et les éloges envers ce nouveau volet ne tarissent pas. Senectis vous offre un plongeon dans l’univers d’Aki Shimazaki, garanti sans spoil.

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La délicatesse de la littérature japonaise

Bien que peu répandue en France et en Europe de manière générale, la littérature asiatique et notamment japonaise apporte un éclairage nouveau à l’écriture occidentale. Il y est souvent question de finesse. Une des qualités que l’on retrouve également chez bon nombre d’écrivains nippons est un sens de l’à-propos singulier. Une volonté sans pareille de trouver la juste formulation, d’apporter un soin particulier au sensible, mais jamais au détriment du réel. Quelque part, il est question du talent au service de la vérité. Une vérité qui se retrouve parfois exacerbée, décalée, et pas toujours compréhensible pour les européens que nous sommes. C’est le cas de ce nouvel opus.

Une vision décalée de la maladie d’Alzheimer

Véritable handicap pour le ou la malade, et déchirement pour ses proches, la maladie d’Alzheimer fait des ravages chez les seniors. Plus de 900.000 personnes en sont atteintes dans l’hexagone. Certains des EHPAD du regroupement Senectis ont d’ailleurs une unité spéciale Alzheimer pour être en mesure d’apporter l’accompagnement que demande les seniors souffrant de ce mal.

Contactez-nous pour obtenir plus d’informations sur l’inscription en maison de retraite et sur notre programme dédié aux personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer.

Aki Shimazaki a décidé d’aborder cette thématique avec un regard différent. Un ton décalé, un humour acéré, et une vision originale, pour ne pas dire inattendue. Il y est notamment question de la « chance » d’être atteint de cette maladie. Syndrome qui viendrait offrir aux couples en fin de vie de se redécouvrir l’un l’autre. Le personnage principal, Fujiko, est alors projeté dans son passé, sa jeunesse adolescente, le moment de sa rencontre avec son mari Tatsuo.

Un pied de nez à une société très conservatrice

S’il est un pays conservateur, c’est bien le Japon. Dirigé par l’Empereur et régi par le PLB (Parti libéral-démocrate), il est l’un des pays les plus traditionnalistes d’Asie et du monde. Dans ce roman, Fujiko et Tatsuo ont été contraints de se marier. Un mariage arrangé qui ne leur aura pas permis de s’épanouir pleinement. La maladie d’Alzeihmer vient donc mettre à mal toutes ces conventions sociales. Le couple va alors apprendre à se découvrir sous un nouveau jour, à l’aune du grand départ. Tatsuo doit alors devenir un homme nouveau, faire attention à sa femme, surveiller ses faits et gestes, et, au fond, apprendre à l’aimer.

Où se le procurer ?

Le livre, sorti aux éditions Actes Sud est disponible dans vos librairies traditionnelles, et chez certains revendeurs sur internet (Amazon, Cultura, la Fnac, etc.).